Abrir puertas y ventanas
Buenos Aires, à la fin de l’été. Marina, Sofia et Violeta vivent seules dans la maison familiale à la suite du décès de leur grand-mère qui les a élevées, tentant de combler, chacune à sa manière, cette absence. Marina se consacre à ses études tout en se souciant de la bonne gestion du foyer tandis que Sofia se concentre sur son apparence et les sorties entre amis. Quant à Violeta, elle flâne de la chambre au salon, recevant occasionnellement la visite d’un homme plus âgé. Désaccords, rigolades, mesquineries et gestes d’affection rythment cette période de transition et d’incertitude, jusqu’à ce jour d’automne où Violeta disparaît sans crier gare.
C'est avec un grand honneur que nous projetons le Léopard d'Or du 64e Festival de Locarno, qui fut doublé, dans ce même festival, du prix d'Interprétation féminine pour la jeune Maria Canale. Une chanson à trois voix où les émotions et la transparence de trois jeunes femmes habitent sans artifice le grand écran et oblige le spectateur à s’interroger sur ses propres deuils… Un pur moment calme, sur un fil, qui remettrait à niveau l'équilibre cinématographique de tout spectateurs empoisonnés par trop de grosses productions avalées à la chaîne...
L'avis de la presse
«Un film au charme envoûtant qui demeure longtemps à l'esprit du spectateur…»
«Un des meilleurs premiers films du cinéma argentin de ces dernières années…» Página 12
«Le film le plus complet, le plus abouti de cette compétition internationale. Pour nous, c'est un film brillant, un huis clos parfait entre le dit et le non-dit. En plus c'est une première œuvre. Un grand metteur en scène est là, c'est une certitude» Paulo Branco, président du jury du festival de Locarno
«Pardo D'oro du dernier festival du film de Locarno, cette première œuvre minutieusement composée, porte en filigrane le drame existentiel d'une génération dans sa quête de sens face aux ombres du passé…» NZZ am Sonntag
«Un écho lointain rappelle le Virgin Suicides de Sofia Coppola. Le film déploie néanmoins sa propre palette grâce à la mise en scène minutieuse et inspirée de Mumenthaler. Sans jamais tomber dans le kitsch ou la sensiblerie, bien au contraire, la réalisatrice réussit brillamment à mettre en scène ce huit clos adolescent. Un accueil public chaleureux et enthousiaste.» DRS
«Un récit intimiste dont émane une certaine langueur moderne déjà aperçue chez Lucrecia Martel et Sofia Coppola…» Le Temps | «La plus haute distinction du festival de Locarno est attribuée à un film qui, ne se laissant guère appréhender par une lecture rationnelle, recèle d'inconnues et de mystères qui demeurent longtemps à l'esprit du spectateur.»
«Un magnifique premier film dont le rythme et la structure, au premier abord déconcertants, révèlent très vite toute la beauté d'une œuvre sensible et sincère…» OutNow.ch
«Une première oeuvre d'une singulière maturité, envoûtante et tendre, subtilement teintée d'érotisme…» Negativ-film.de
«Une œuvre d'une qualité indéniable, au charme évident…» Les Inrockuptibles
«Ce film évoque, avec beaucoup de sensibilité et de finesse, les relations douces acides entre trois soeurs orphelines qui se retrouvent dans la maison familiale après la mort de la grand-mère qui les a élevées. À touches légères et très précises à la fois, jouant sur les contrastes vifs entre les trois personnages, la réalisatrice maintient une tension constante alors que tout se déroule dans une sorte de parenthèse existentielle. Quant aux traits psychologiques, on retrouve la justesse de regard d'Andrea Staka, dans La jeune fille, dans un ton plus intimiste. Le léopard d'or est revenu à ce beau film, fragile mais assurément prometteur.» |

